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ACCOMPAGNEMENT AU CHANGEMENT POUR LES HYPERSENSIBLES ET HYPER-INTUITIFS 

Méthode novatrice d'Eveil de la Conscience basée sur une stimulation de la plasticité cérébrale

LE HAUT POTENTIEL INTELLECTUEL (HPI)

Le terme de Haut Potentiel Intellectuel fait référence à des aptitudes intellectuelles hors normes* dont sont dotés 2 à 5% de la population

Qu'est-ce qu'une personne "à haut potentiel intellectuel" ?

Il s'avère assez difficile de définir de manière à la fois précise et formelle le Haut Potentiel Intellectuel. En effet, les avis des spécialistes de la douance divergent largement sur la question. De surcroît, une large confusion s'est instaurée dans les esprits suite à une sorte d'agrégation et/ou un lien de causalité entre surdon intellectuel et souffrance psychique, même si l'existence d'une corrélation entre les deux s'avère loin d'être dénuée de fondement.

En m'appuyant sur l'observation des personnes que je reçois notamment dans mon cabinet, sur mes propres recherches et lectures, ainsi que sur mon vécu personnel de la douance, je suis tenté de résumer les caractéristiques du Haut Potentiel Intellectuel de la  manière suivante : 

- une pensée complexe, intense, rapide, capable autant de globalité que de précision, notamment sur les plans verbal et conceptuel, 

- une appétence naturelle à l'abstraction intellectuelle voire spirituelle, 

- une recherche de sens presque en toute circonstance, 

- une tendance systématique à approfondir et à tout remettre en question, dans un souci constant de compréhension, d'amélioration, d'évolution et de perfectionnement de soi et de l'autre

- un côté "tourmenté" et très "exigeant" avec soi-même (et très souvent aussi avec les autres !), 

- un tendance naturelle à la pensée divergente qui confère des talents d'invention, de création et d'innovation (même si certaines études ont révélé qu'au-delà de 120 de QI, il n'existe plus de lien significatif entre niveau d'intelligence et accroissement de la créativité), 

- une "urgence à accomplir" pour se sentir à la fois utile aux autres mais aussi pour contribuer à l'amélioration du collectif

- un important et constant besoin de stimulation intellectuelle sans laquelle la lassitude s'installe très rapidement (!), 

- une sainte horreur de la routine et des situations (voire des gens !) qui "tournent en boucle"

- un fonctionnement cérébral essentiellement intuitif, conférant une hyper-lucidité, une hyper-clairvoyanceune capacité d'anticipation quasi-systématique et une grande créativité sur le plan des idées

- d'excellentes capacités de raisonnement logique, qui s'allient parfaitement au raisonnement intuitif

- une hyperesthésie sensorielle pouvant parfois déboucher sur une hypersensibilité émotionnelle (bien que l'hypersensibilité soit à la base un trait de personnalité totalement distinct du Haut Potentiel Intellectuel), 

- une intelligence émotionnelle, une empathie et une intelligence de situation souvent très développées (sont-elles une unique conséquence de l'hypersensibilité qui accompagne parfois le Haut Potentiel ou bien découlent-elles de l'alliance des aptitudes intellectuelles et de la haute sensibilité ?), 

- une sur-réceptivité aux signaux faibles et à la communication non-verbale (même remarque que pour l'item précédent), 

- une énergie et une capacité de travail souvent supérieures à la moyenne, avec souvent une difficulté à "arrêter son cerveau" et donc à s'arrêter "tout court"

- un grand sentiment de décalage et un vécu de différence parfois douloureux vis à vis de l'entourage voire du reste de la population, 

- une mémoire exceptionnelle (sans pour autant parler d'hypermnésie bien évidemment). 

Comment se "diagnostique" le Haut Potentiel Intellectuel chez une personne ?

La détection du Haut Potentiel Intellectuel chez une personne est généralement effectuée par un psychologue ou un psychiatre sensibilisés à la douance. Il arrive également qu'un surdoué soit naturellement identifié par un autre surdoué (il semblerait en effet que nous soyons "pourvus d'antennes" nous permettant de nous reconnaître entre nous !). Il arrive aussi qu'une personne se reconnaisse dans les descriptions qui sont faites dans les livres ou les émissions traitant du sujet. 

Cela dit, une fois l'hypothèse de douance formulée par un tiers (ou auto-formulée), il peut être opportun de confirmer cette hypothèse en passant un test d'intelligence cognitive que seuls un psychologue, un neuropsychologue ou un psychiatre sont habilités à faire passer : la WAIS ou Wechsler Adult Intelligence Scale (Echelle d'Intelligence pour Adultes de David Wechsler). Ce test mesure un certain nombre de performances cognitives (et non pas l'intelligence pure !) dont les résultats sont répartis en quatre grands indices : 

- l'indice de compréhension verbale (ICV),  

- l'indice de raisonnement perceptif (IRP),  

- l'indice de mémoire de travail (IMT)

- l'indice de vitesse de traitement (IVT)

Sans trop entrer dans les détails, les notes obtenues à partir de ces quatre indices vont permettre de calculer un QI global, qui positionne la personne sur une courbe de répartition (la fameuse "Courbe de Gauss"). Loin d'être un "chiffre absolu" ou une mesure quantitative de l'intelligence de la personne, le Quotient Intellectuel constitue un repère permettant de situer la personne par rapport à un groupe de sujets du même âge. En d'autres termes, le chiffre (en réalité LES chiffres) du QI vous confèrent une place sur la courbe. Ils n'indiquent pas votre "quantité d'intelligence". 

En observant les deux courbes qui précèdent, on voit que 80% de la population obtient un QI situé entre 85 et 115, la moyenne se situant à 100. Puis l'on s'écarte de cette moyenne par écart-type de 15 en 15. A l'extrême-gauche se situent les personnes intellectuellement déficientes, et à l'extrême-droite de la courbe se situent les personnes intellectuellement surefficientesA partir de 2 écart-types au-dessus de la moyenne (soit un QI égal à 130), la question de la douance est posée. En effet, il a été constaté que les personnes à haut potentiel intellectuel obtiennent généralement un QI autour de 125 - 130 et au-delà. 


Dans la pratique, le QI est souvent hétérogène et présente des écarts significatifs entre les différents indices (au-delà de 15 points d'écart). On parle alors de "profils hétérogènes" ou "profils complexes" (par opposition à profil homogène ou laminaire). Par exemple, certains sujets à haut potentiel intellectuel peuvent présenter des scores de ce type : 


- ICV : 142 (dans la zone très supérieure à la norme) 

- IRP : 122 (dans la zone supérieure à la norme) 

- IMT : 109 (dans la norme) 

- IVT : 97 (dans la norme)


Dans une telle configuration (où les indices présentent un ou plusieurs écarts de points supérieurs à 15), le QI global est incalculable car non-significatif sur le plan statistique. Pourtant, il s'agit bien d'une personne à haut potentiel intellectuel, au même titre qu'une personne présentant un QI homogène proche ou supérieur à 130. 

Pour mieux appréhender ce principe du QI global non significatif, utilisons un comparatif. Prenons l'exemple d'un champion d'escrime qui serait potentiellement très moyen voire mauvais au football. Si l'on calculait la moyenne de ses performances sportives (escrime et football), cela donnerait un résultat global moyen, alors que cette personne présente indéniablement des aptitudes bien au-dessus de la norme dans l'un des deux sports ! Ce "quotient sportif" masquerait le "haut potentiel sportif" en escrime. Concernant les résultats au test de Wechsler, c'est exactement la même chose. Il est donc non-significatif de calculer un QI global pour une personne ayant par exemple 150 en compréhension verbale et 110 en raisonnement perceptif (ou inversement), car le résultat affiché gomme totalement le potentiel de la personne testée. 


L'hétérogénéité de ces résultats s'explique par exemple par la présence d'un trouble de déficit attentionnel avec hyperactivité (le fameux TDA/H) qui vient perturber la passation des items en mémoire de travail ou en vitesse de traitement, ces derniers requérant une intense concentration sur des tâches qui ne s'avèrent pas forcément d'un grand intérêt pour le sujet qui passe le test. Tous les troubles "dys" (souvent présents chez les surdoués) : dysgraphie, dyspraxie, dyscalculie, dyslexie (etc.) viennent faire chuter certains indices. Il se peut également que la personne ait davantage investi un domaine plutôt qu'un autre, et que cela se traduise très nettement dans les résultats du test. 


Les psychologues étudient donc davantage les indices séparément. Ils ont d'ailleurs progressivement constaté que l'un des indices les plus significatifs chez les personnes surdouées est l'indice verbal, souvent très élevé. Béatrice Millêtre déclare d'ailleurs à ce sujet (cf. bibliographie citée plus bas) : "Or nous savons aujourd'hui que nombre de surdoués présentent un écart, notamment entre le QI Verbal et le QI de performance, si bien que l'on admet aujourd'hui qu'il suffit qu'un des quatre indices soit supérieur à 125 pour que l'on puisse parler de haut potentiel, ou qu'il faille étudier un profil plutôt qu'une note unique"


Pour conclure sur le sujet du test de QI, je dirai que ce dernier sert essentiellement à orienter un "diagnostic" de haut potentiel mais qu'il n'est pas un critère absolu. Ce qui importe, c'est surtout ce fonctionnement cérébral et cette façon d'être au monde si particuliers, brièvement résumés par les caractéristiques énoncées plus haut. 



Résonance Universelle® et Haut Potentiel Intellectuel


La plasticité cérébrale est naturellement plus intense chez les personnes à haut potentiel intellectuelTout va plus vite chez ces dernières, en raison notamment d'une circulation beaucoup plus rapide des informations dans les neurones dû entre autres à un plus grand nombre de connexions neuronales (synapses) dans le cerveau. 

De par leur hyper-lucidité, elles sont plus aptes à percevoir leurs schémas et mécanismes limitants, ainsi qu'à les modifier rapidement. 

La Résonance Universelle®, avec ses processus spécifiques de stimulation de la neuroplasticité, est donc toute adaptée aux personnes surefficientes qui sont plus naturellement en réflexion sur elles-mêmes, mais aussi plus enclines à éveiller et développer leurs aptitudes personnelles, émotionnelles, intellectuelles et spirituelles. 


*L'expression "Haut Potentiel Intellectuel" ou "HPI" correspond également aux termes suivants : douance, surdouance, surdouement, surdon, précocité intellectuelle, surefficience mentale. Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne et spécialiste de la douance, a choisi le qualificatif de "Zèbre" pour désigner les personnes HPI. Ce terme, beaucoup plus flou que tous les autres, semble convenir à une certaine tranche de la population des surdoués, en quête de termes moins "agressifs" pour les qualifier. Il est vrai que l'étiquette de "Zèbre" convient parfois mieux aux enfants précoces, car moins stigmatisante que "surdoué". 

Quelques références bibliographiques sur la douance...

"QUE SAIS-JE - LES ADULTES SURDOUES" - Gabriel Wahl - Editions PUF


Ce n'est pas une surprise : les enfants intellectuellement précoces deviennent des adultes surdoués. Dans cet essai, Gabriel Wahl, après avoir passé en revue les tests qui permettent de les identifier, décrit leur profil psychologique et comportemental. En abordant la question sous différents angles, notamment historique, philosophique et biologique, c'est non seulement de capacités intellectuelles hors normes qu'il nous parle, mais plus généralement de l'intelligence, avec à la clé une question : les développements de la génomique cognitive, qui prétend détecter les gènes de l'intelligence, doivent-ils faire espérer ou plutôt craindre la possibilité d'une intelligence génétiquement modifiée ?

"LE LIVRE DES VRAIS SURDOUES" - Béatrice MILLÊTRE - Editions PayotPsy


Ce n'est pas parce que votre enfant ou vous-même êtes brillants ou talentueux que vous êtes surdoués. Et ce n'est pas parce que vous êtes surdoués que vous êtes malheureux. Le vrai surdoué a un QI supérieur à 125, un fonctionnement intuitif, et une bonne insertion sociale. La souffrance n'est pas un critère, mais juste le signe que le surdoué a besoin - comme tout le monde - d'une thérapie. 


Béatrice Millêtre remet les pendules à l'heure ! Elle explique tout ce qu'il faut savoir sur les "hauts potentiels" - les vrais. Des données scientifiques à leur fonctionnement au quotidien, qu'il s'agisse des enfants ou des adultes, elle aborde concrètement tous les aspects de leur vie et de leurs relations aux autres (les surdoués en amitié, en couple, en famille, à l'école, au bureau) et fournit des outils pour leur plein épanouissement.

"L'ADULTE SURDOUE A LA CONQUETE DU BONHEUR" - Monique DE KERMADEC - Editions Albin Michel


Depuis des années, Monique de Kermadec est à l'écoute de la solitude et de l'extrême difficulté à s'intégrer des adultes surdoués. Elle explore ici la souffrance particulière de ces personnalités à part et ses conséquences sur la famille, la profession, ou l'amour. Et propose d'y remédier par un travail de reconnaissance de la souffrance, par l'acceptation de son abandon, par le travail de résilience.

Il est possible de sortir de situations d'échec en créant un lien nouveau avec le monde... à condition de s'en donner les moyens. Mais les outils thérapeutiques à disposition aujourd'hui ne conviennent pas tous aux adultes surdoués. Ce livre en propose une évaluation critique afin de les orienter vers les outils qui leur seront d'une aide efficace.

Forte de son expérience de thérapeute, Monique de Kermadec apporte ainsi un démenti lumineux à l'idée que souffrir serait une fatalité.


"LES SURDOUES ET LES AUTRES - PENSER L'ECART" - Carlos TINOCO - Sandrine GIANOLA - Philippe BLASCO - Editions JC Lattès


D’habitude, la douance est décrite, jamais expliquée et on propose aux «  surdoués  » des outils censés les aider à s’adapter. Dans cet ouvrage, l’intelligence est replacée dans une perspective anthropologique, celle d’un être humain dont la conscience du temps et de la mort conditionne toute la cognition. Non seulement l’énigme des «  surdoués  » s’y résout, mais cela éclaire certaines angoisses généralement passées sous silence.
Dans ce livre il s’agit d’analyser la «  folie  » ordinaire, celle des gens «  normaux  »,  pour en finir avec la prétendue «  immaturité affective  » des «  surdoués  ». Ce renversement de perspective permet aussi de modifier radicalement la manière de poser certains problèmes très contemporains  : crise de l’autorité, crise des valeurs, quête de la subjectivité, mythe de la modernité désenchantée.
On part ici de l’anthropologie, on emprunte à la philosophie, l’épistémologie, la sociologie, les neurosciences, la psychanalyse, mais il ne s’agit pas que de théorie  : les auteurs travaillent aussi à partir de leur expérience concrète, de cliniciens, d’enseignants, d’êtres humains ayant vécu dans leur chair la souffrance de ce décalage parfois abyssal. Parce qu’il y a urgence à comprendre pour sortir de la sidération.